AMEDEO MODOGLIANI

AMEDEO MODOGLIANI

Sortie à Novalesa

Sortie à Novalesa

Le 13 mai 2023, lors de notre sortie à Novalesa, située au pied du col du Mont-Cenis, nous avons emprunté la route pittoresque de la Maurienne. Notre premier arrêt fut à Saint-Michel, où nous nous sommes recueillis devant une stèle commémorative d’une tragédie ferroviaire survenue pendant la Première Guerre mondiale. Cet événement historique nous a rappelé l’ampleur des conséquences de cette guerre.

En poursuivant notre chemin, nous sommes arrivés à Modane, une charmante petite ville. Là, nous avons fait un arrêt pour visiter la Maison Penchée, un blockhaus qui gardait autrefois l’entrée du tunnel. Construite sur une poudrière bâtie en pierre qui était reliée au tunnel ferroviaire du Mont-Cenis, elle servait d’observation et de défense pour la nouvelle entrée du tunnel mis en service en 1881. Fin 1944, les Allemands, lors de leurs replis, détruisaient systématiquement tous les ouvrages routiers et ferroviaires. Ils placèrent alors deux wagons bourrés d’explosifs à l’intérieur du tunnel, à proximité de l’entrée française.

La force de déflagration fut telle, qu’elle projeta le blockhaus, construit en béton armé, à quelques dizaines de mètres de son emplacement initial sans le détruire, obstrua la galerie et pulvérisa la poudrière. Le blockhaus se retrouva donc planté dans le sol et incliné selon deux angles.

Au-delà de ces arrêts mémorables, Novalesa elle-même est un véritable joyau. Nichée au pied du col du Mont-Cenis, elle offre un paysage montagneux époustouflant et une ambiance paisible. Nous avons pu profiter de promenades relaxantes dans la nature environnante, admirant les sommets majestueux et les vallées verdoyantes.

Ce petit village possède une abbaye fondée au 8ème siècle. Elle est réputée pour son histoire et son architecture. Nous avons visité l’église abbatiale, admiré les fresques anciennes et exploré les environs paisibles de l’abbaye.

Notre sortie à Novalesa a été une expérience riche en découvertes historiques et en immersion dans la beauté naturelle de la région. Cela nous a également permis de prendre conscience de l’importance géopolitique et des événements marquants qui ont façonné ce territoire au fil du temps. Nous sommes revenus chez nous avec des souvenirs inoubliables de cette escapade enrichissante.

ALAIN UGHETTO, ARTISAN DU CINÉMA ET DE LA VIE

ALAIN UGHETTO, ARTISAN DU CINÉMA ET DE LA VIE

Rencontre avec Alain Ughetto, réalisateur de  »Interdit aux chiens et aux Italiens » qui remporte un vif succès à Annecy. Sur la scène de Bonlieu, Alain rappelait cette phrase de Saint-Exupéry. « On est de son enfance comme on est d’un pays. » Elle colle aussi parfaitement avec le cinéma de Michel Ocelot. Dans le film, la voix d’Alain nous confie « En caressant les outils de mon grand-père, j’ai retrouvé les gestes de mon père. » Son travail est une caresse à la mémoire, aux racines, à la filiation. Ses mains, que l’on voit pendant le film en font un artisan du cinéma et de la vie.

Comme un esprit de famille

Sortie de projection aux Pathé d’Annecy. Rendez-vous avait été pris. Alain Ughetto est rejoint par des membres de sa famille qui s’installent à une table voisine. Ils viennent de découvrir le film…et commentent !
– Ils se sont reconnus dans l’esprit du film ?
J’espère ! Ils font des gestes qui me montrent que ça doit aller !

– Vous trichez un peu. Présenter ce film en compétition à Annecy alors que vous évoquez Génissiat, Rumilly…vous influencez le jury, non ? (rires).
Je ne sais pas si ça va l’influencer mais oui, ma famille a tourné ici [ Talpa relève le double sens du verbe tourner]. Paradis est au-dessus de Génissiat. La construction du barrage a été une grande histoire. C’est pour lui qu’ils ont vécu quatre ans environ à Paradis.

Un témoignage

– La journée de mardi 14 a été un bonheur. J’ai vu votre film d’abord et dans la soirée les trois courts métrages de Michel Ocelot. J’y perçois beaucoup de correspondances, comme le fait de montrer les enfants faisant leurs parents autant que leurs parents les font. Il s’agit aussi de trouver sa juste et vraie place.
Je le dirai à Michel. Oui, bien sûr. Avec ce film je voulais témoigner de la vie de mes grands parents, de mes parents. Ils n’en parlaient pas, ils étaient dans le non dit. Mon père ne parlait pas italien. Ses yeux brillaient quand il l’entendait, mais pas grand-chose de plus. Dans les repas de famille j’entendais simplement évoquer un village, en Italie, où ils s’appellent tous Ughetto. C’est Ughettera. Et puis on passait aussitôt à autre chose.

– Pourquoi ?
J’ai été intrigué. Il y a effectivement un village qui s’appelle Ughettera. J’y suis allé pour répondre aux questions de mon père, ou à l’absence de questions. Pourquoi il y a eu là des Ughetto ? Pourquoi ils ont émigré ? Qu’est-ce qu’ils font en France ?

– L’émigration crée un décalage, un entre deux qui culmine quand l’Italie déclare la guerre à la France et que vos parents l’apprennent par la radio.
C’est terrible, oui.

Les Italiens ? Des oiseaux de passage.

– Cet entre deux transparaît partout, dans les références culturelles, dans la langue (les insultes contre les Italiens…). Votre film remet chaque chose en perspective.
C’est un travail de cohérence. J’ai des témoignages de gens de la famille, d’autres de gens qui embauchaient. Les Italiens arrivaient avec une valise, on ne sait pas d’où. Ils repartaient, on ne savait pas où ils allaient. Ils étaient des oiseaux de passage.

Émigrer, immigrer, faire souche

– Et vous, vous vous êtes posé ?
Pas trop. Je remue beaucoup. Le cinéma est une façon de voyager dans la tête. C’est dans mes gènes. Chez tous les migrants, quelle que soit leur origine, le passé est dans leurs gènes. L’Italie avec Mussolini, l’Espagne avec Franco, le Portugal de Salazar…Ce sont des histoires communes. Comment la misère pousse à partir. En réalité c’est d’abord la misère qui les fait partir par intermittence. Quand arrive la neige, ils viennent travailler en France et retournent ensuite au village. C’est le principe de toute émigration. Quelqu’un part, il envoie de l’argent au pays, décide d’acheter une terre…Trouve une place un peu stable pour faire venir la famille. D’après les statistiques, 15% seulement des Italiens ont fait souche. C’est ce que j’ai appris dans Voyage en Ritalie de Pierre Milza.

Et la tendresse…

– Mino Faïta a écrit un livre dont les titre est  »Les Italiens, peuple bâtisseur ». On attendait des bras, il vint des hommes. » J’y retrouve l’esprit de votre film. Et vous y ajoutez énormément de tendresse, avec votre voix et celle d’Ariane Ascaride, par exemple. Une voix qui chante.
Elle est d’origine italienne, hein ! [ La voix d’Alain chante elle aussi, et vibre d’une fierté très humaine]. Elle donne une épaisseur incroyable au personnage. Elle parlait vite au départ. Je lui ai dit « Parle doucement. C’est dur ce que tu racontes, c’est abominable… » Ce film est une belle aventure ! Des rencontres incroyables. Même certains jeunes techniciens du tournage se posent les mêmes questions. « D’où vient mon nom ? » Ça donne envie d’aller voir d’où l’on vient.

– Vous leur avez apporté des réponses ?
Je n’apporte pas de réponses !

Par-delà le silence

– Vous évoquez les drames, la guerre, la grippe espagnole, les accidents. Parfois on se demande ce qu’apporte l’animation. Avec votre travail, elle est pleinement justifiée parce qu’elle permet de toucher profondément le spectateur en maintenant une forme de distance.
J’aime bien travailler le vrai et le faux. Vrai ? Faux ? En tout cas c’est en mémoire, c’est raconté. Je conserve la mémoire intime pour aller vers l’évocation historique. J’ai posé des questions aux cousines, aux cousins pour faire parler leurs souvenirs. Mon père a fait la guerre mais n’en parlait jamais. Il a fallu passer par une copine pour lui poser des questions. Lui ne m’aurait pas répondu. Il ne voulait pas témoigner, sans doute parce que ce qu’il avait vécu était abominable. L’une des rares choses qu’il ait dites concerne son rôle dans la Résistance. Ils se promenaient avec une grenade à la ceinture. À un moment il entend « Boum », un copain s’était fait sauter.

Une autre réalité… pourtant toujours d’actualité

– Jean-David Morvan explique que la mémoire, pour Madeleine Riffaud, est parfois une torture.
C’était insupportable. Mon père disait « Les gens ne se rendent pas compte. Les gens crevaient de faim. » On ne peut plus l’imaginer aujourd’hui.

– Les gens se plaignent actuellement, sans doute à raison, de choses qui ne sont pas comparables. Et pour le sort réservé aux immigrés italiens, les Savoyards avaient subi un peu le même traitement en France vers 1860. On reproduit les mêmes schémas.
On pourrait voir aujourd’hui « Interdit aux chiens et aux Juifs ». Ça peut se décliner dans tous les sens tellement c’est sordide.

La comédie italienne

– L’explication que votre père donne aux enfants à propose du « Interdit aux chiens et aux Italiens », c’est vous qui l’avez imaginée.
Bien sûr. Je me suis inspiré de Begnini. J’adore le cinéma italien, les thèses sur le néo réalisme. Ils arrivent à raconter des histoires abominables, comme Affreux, sales et méchants, Pain et chocolat. C’est la comédie italienne qui fait rire de l’abominable !

« J’aime les histoires qui s’accrochent au réel »

– Vous avez retrouvé vos racines, quel sera votre prochain film ?
Il est en cours. J’aime les histoires qui s’accrochent au réel qui constitue le fond d’une piscine. À Ughettera, il ne reste plus rien. Les maisons se sont effondrées, les arbres ont repoussé. De leur travail de charbonniers il ne reste plus rien. J’ai dû refaire un décor dans mon atelier, imaginer leur vie, leur misère. Le monde des vaincus, de Nuto Revelli, m’y a aidé. L’auteur, un sociologue, a enregistré des gens qui ont vécu au même endroit. Ils ne savaient pas ce qu’était la guerre. Ils pensaient y aller deux jours et en revenir aussitôt !

Le réel, le mythe…

– Au début, vos personnages sont accrochés à leur montagne et leur monde se réduit à ça. À ce qu’ils voient. Le reste relève du mythe, comme les dollars qui poussent sur les arbres en Amérique.
C’est ce que les anciens répétaient à qui voulait les entendre. Revelli rapporte quelque chose de plus grave. Un paysan d’Ughettera avait acheté un tracteur qu’il ne pouvait pas utiliser. L’environnement ne s’y prêtait pas. Mais il disait aux autres que le tracteur l’aidait. Ils ont tous investit…pour rien.

Mentir et mentir vrai

– Ce qui nous ramène à l’idée de mensonge et d’hypocrisie. Vous mettez un peu dans le même sac les curés et les fascistes. D’un autre côté, vos personnages mentent dans leurs lettres pour épargner leurs destinataires, mari ou femme.
On ment à différents niveaux. De la guerre pour épargner sa compagne.

– Quand vous faites des films, vous mentez ?
Non, parce que c’est la base du cinéma. Je peux faire un champ de vous et un contre champ de moi à New York. En raccord, ça marche.

– Vous mentez pour être vrai.
Pour aller à la vérité. Je ne sais pas laquelle mais, au moins, une vérité. Si c’est la mienne, c’est encore mieux.

Fort de café !

– Pendant la conversation, un bip m’avait annoncé la réception d’un message. Il était de Mino Faïta. Véritable coïncidence. J’en extrais un très court passage que j’ai lu à Alain Ughetto et à ses proches.
« J’ai coutume de dire qu’après l’italophobie, le deuxième problème de l’immigration italienne en France est le café savoyard. Cependant, en la matière notre tolérance a été grande, la preuve, nous sommes restés. »

Cosa di più?

Paul Rassat  

JOURNÉE DE L’EUROPE

JOURNÉE DE L’EUROPE


– Sollicitée pour participer à La Journée de l’Europe qui se déroule cette année le 14 mai, notre association a puisé quelques passages dans un texte de Jean-François Billetter édité par les éditions  Allia en 2019, De
main l’Europe. L’auteur  est philosophe, sinologue.Aux éditions Allia, vous pouvez lire aussi de lui Un paradigme, Esquisses,  Leçons sur Tchouang-Tseu…

Le texte est dit par Hugo Roux, comédien et metteur en scène, enregistré grâce à Radio Semnoz. Les images ont été choisies afin de montrer que l’Europe n’est pas un concept mais une construction humaine qui rapproche les citoyennes et les citoyens.

Paul RASSAT    

CAUSERIE AVEC JOSEPH PALENI

CAUSERIE AVEC JOSEPH PALENI

Causerie autour du livre de Joseph Paléni.

Le 25 mars 2022, Joseph Paléni présentait son livre « Elle est vraie ton histoire ou c’est du théâtre ? ».
Causerie organisée par Les Amis de Vicenza. Paul Rassat a envoyé la balle à Joseph qui l’a fort bien relancée. Le tout se déroulait à la Fondation Christian Réal, au sein de l’exposition Ricardo Ponce. Un moment de culture en toute simplicité.

PETRARQUE

PETRARQUE

Après une conférence sur Dante, une autre sur Palladio, les Amis de Vicenza proposaient le samedi 5 février 2022 une intervention de Françoise Ferri sur Pétrarque. Une sorte d’exposé, en toute décontraction et très éloignée d’une approche scolaire. Un peu dans l’esprit du poète, en somme. Voici un aperçu de ce moment partagé où souffla son esprit.

–  La lignée des grands poètes italiens
Pétrarque est-il le plus grand ? Oui, sûrement, il a éclipsé Dante. Mais le premier poète italien était François d’Assise. Le premier poète naturaliste exprimant l’enthousiasme.

  •  Un esprit nouveau
    « Parle-moi de la beauté italienne. Ce qui plaît au monde n’est qu’un songe rapide. » Avec Pétrarque, nous sommes plus proches de la psychanalyse que de la scolastique. Si Pétrarque a été aussi adoré en Italie, c’est que Dante lui a ouvert la porte. Il a sorti la langue italienne de sa gangue gréco latine. C’est donc grâce à Dante qu’on a pu ouïr la langue italienne et en jouir. Pétrarque va profiter aussi d’un goût mutant. Une gens nuova arrive avec des idées neuves. La conscience, la force, la vertu constituaient les valeurs médiévales. Même Pétrarque dira « Je ne me lasse pas de servir. » Mais il va parler de tout autre chose. Au lieu de décrire, d’extérioriser comme l’a fait Dante avec La Divina Comedia, Pétrarque parle de ce qui se passe à l’intérieur, de nos tourments.

Les valeurs nouvelles qu’il porte sont la fécondité de l’erreur, la fécondité de l’échec, la nécessité de l’unité nationale. La nécessité d’arrêter la discorde. En France règne Philippe le Bel à cette époque. Nous avons très peu de poètes, à l’exception de Rutebœuf. « Que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus et tant aimés ? Ils ont été trop clairsemés… » Nous quittons l’époque médiévale dans une accélération vers l’humanisme.

 

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VISITE DE L’EGLISE SAINT-FRANCOIS

VISITE DE L’EGLISE SAINT-FRANCOIS

Le samedi 18 décembre, les Amis de Vicenza ont organisé un repas suivi de la visite de « l’ Église des Italiens « , à Annecy. Celle-ci a été commentée par Pierre Lanternier, de qui nous reproduisons une partie du propos. Moment convivial et instructif en cette fin d’année 2021. Cette visite était un clin d’œil à nos amis italiens de Vicenza que nous saluons.

Depuis 1923 cette église qui a été celle de la première Visitation placée sous la protection de Saint François de Sales est appelée couramment « église des Italiens ». C’est en 1923 qu’elle a été confiée à la communauté italienne d’Annecy qui cherchait un endroit pour se rassembler.

À l’origine, elle était le premier monastère de l’Ordre de la Visitation, fondé en 1610 à Annecy par Jeanne de Chantal et François de Sales. Cet Ordre était séculier puisque les femmes qui le composaient ne vivaient pas cloîtrées mais pouvaient se mêler aux habitants de la cité. L’Ordre prend rapidement de l’importance, d’où la création de cette église en place de la chapelle initiale pour compléter le lieu où il est né, faubourg de l’Annonciade. Ceci se passe en 1652, sous l’autorité de Charles Auguste de Sales, neveu de François.

François de Sales et Jeanne de Chantal étaient des précurseurs parce qu’ils permettaient aux religieuses de participer à la vie de la cité. Ils ont dû cependant revoir les règles de l’Ordre sous la pression de l’archevêque de Lyon et du pape. Cette église a été aux 17° et 18° siècles l’une des plus fréquentées et des plus riches de Savoie.

En 1792, les troupes révolutionnaires françaises occupent la Savoie. L’église est transformée en casernement pour 200 soldats. Craignant une profanation, les religieuses subtilisent en mars 93 les cercueils de François de Sales et de Jeanne de Chantal pour les mettre à l’abri au château de Duingt. Le coup a été éventé, les cercueils restitués. Une autre opération de sauvetage a eu lieu par la suite. Les corps des deux religieux ont été remplacés par ceux de Clarisses, ceux de Chantal et de François ont passé le temps de la Révolution dans un faux plafond de la maison Amblet.

 

L’église a été transformée en casernement pendant un an. Elle a été dépouillée de son mobilier, de ses objets de valeur. En 1795, un Genevois y installe une fabrique d’indienne, des tissus en coton imprimé. L’époque révolutionnaire a été propice à l’essor industriel d’Annecy. Les églises avaient été vidées et formaient autant de bâtiments disponibles. Le Thiou apportait la force hydraulique. On notera avec amusement l’installation d’une fabrique de vitriol à Bonlieu. Au bout de 20 ans, le Genevois ayant gagné suffisamment d’argent, abandonne son activité. En 1812, l’église est transformée en immeuble locatif. On y installe deux étages d’appartements sous les voûtes. Les murs percés permettaient d’éclairer les intérieurs.

Un centre commercial occupait le rez-de-chaussée. Des boutiques étaient installées dans les chapelles. Le chœur était le dépôt de charbon de la ville d’Annecy. Au-dessus de la porte d’entrée, une inscription : « Salomon, marchand de pain et fabriquant de pâte en gros ».

En 1888, de pieux Annéciens, à la tête desquels un chanoine, fondent une société anonyme pour racheter l’église à ses différents propriétaires. Les dividendes de cette société étaient « payables au ciel. » En 1923 l’église est confiée à la communauté italienne. En 1968, la ville d’Annecy la rachète pour la somme symbolique de 1 franc parce que de nombreux travaux s’imposaient. C’est toujours un padre, cependant, qui y dit la messe en italien.

Paul Rassat     

DANTE

DANTE

Dante vivo

L’année 2021 est celle du sept-centième anniversaire de la mort de Dante (Florence, 1265 – Ravenne, septembre 1321). Dante vivo (Dante vivant) est l’un des slogans choisis pour célébrer son souvenir et celui de son œuvre.
Qui est donc ce Durante degli Alighieri, qualifié de « sommo poeta », mais aussi « d’icone pop symbole de l’Italie » ?

Et quelle est cette Commedia, ce long poème qui emmène Dante, et nous emmène avec lui, à travers l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis ?

Pourquoi cette œuvre n’a-t-elle cessé de fasciner tout au long de
ces sept cents ans nombre d’artistes de toutes disciplines ?

Pourquoi alors que la lecture en est si difficile, certains vers restent gravés dans notre mémoire et certains épisodes, en particulier de l’Enfer, nous sont presque familiers ? Celui de Francesca et Paolo bien sûr, mais aussi celui d’Ugolino et ses fils, celui d’Ulysse, chant XXVI de l’Enfer dont Primo Levi déporté au camp d’Auschwitz s’efforçait de retrouver les vers.

Dante vivo, Dante vivant mais aussi Viva Dante: que Dante continue de vivre !

Paul Rassat     

VISITE DE CHAMBERY

VISITE DE CHAMBERY

Cher amis et amies,

Enfin.., nous avons pu inaugurer nos activités extérieures …le 16 octobre 21. C’est avec un immense plaisir et une belle motivation que notre groupe de 15 personnes est allé « re » découvrir le Chambéry historique sous un ciel automnal très clément.

Notre guide nous a accueillis à l’Hôtel Cordon. La visite a suivi des chemins classiques, comme la Cathédrale St François de Sales avec ses trompe-l’œil comptant parmi les plus grands d’Europe, l’évocation de Jean-Jacques Rousseau, le général Comte de Boigne, bienfaiteur de la ville (et mercenaire !!!), la fontaine des Eléphants, place saint Léger, les rues médiévales et leurs échoppes … et surtout la visite moins traditionnelle des « allées » reliant tous ces endroits par d’étroits passages Ainsi que la découverte de l’entrée de certains hôtels particuliers pour nous arrêter sur les marches du Château des Ducs de Savoie.

Annie nous avait réservé deux tables au Café de Paris autour d’un repas apprécié et nos langues se sont bien déliées.

L’après-midi ce fut la visite du Musée des Beaux-Arts, de ses magnifiques collections de peintures parmi lesquelles les œuvres italiennes du 15ème au 18ème siècle sont particulièrement représentées.
Sortie culturelle et conviviale … nous attendons les prochaines avec impatience.

CINEMA ITALIEN 2021

CINEMA ITALIEN 2021

 Amis de Vicenza

Nous vous rappelons la tenue de la 39° édition du Festival de Cinéma Italien, du 27 septembre au 3 octobre. La direction artistique exercée désormais par Francesco Giai Via renforce encore les liens entre l’Italie et Annecy. Si les hommages à la production italienne sont encore présents, la programmation se tourne aussi vers la production contemporaine, les séries TV…

À l’occasion de cette 39° édition, l’association a été sollicitée pour accompagner une classe de lycéens de Vicenza qui visionnera une sélection de films et attribuera un prix. Par ailleurs, si vous assistez à des projections, pourquoi ne pas nous envoyer un avis, une critique en quelques lignes ? Nous pourrons aussi en discuter autour d’un café.

Voici le lien vers un article de Talpa Mag sur le festival 2021.
https://talpa-mag.fr/cinema-italien-annecy/

Bon festival à toutes et à tous.
PS : certains films peuvent être vus sur la plate forme numérique du festival.

Paul RASSAT   

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